Après Angers et Bordeaux, l’enquête concerne désormais Toulouse, où l’enfant décédé aurait consommé un produit visé par les rappels, selon des informations de la cellule investigation de Radio France. À ce stade, les autorités restent prudentes : « aucun caractère d’imputabilité n’a été établi scientifiquement », précise le ministère, tout en confirmant l’ouverture de procédures judiciaires.
Au total, une cinquantaine de signalements ont été transmis par les Agences régionales de santé (ARS), dont quatorze hospitalisations suspectées d’être liées à la consommation de lots rappelés. Parmi elles, huit cas ont confirmé l’ingestion d’un lait concerné, sans preuve formelle d’un lien direct avec la toxine céréulide. Tous les nourrissons hospitalisés ont depuis regagné leur domicile.
Vigilance renforcée pour les parents
Les autorités sanitaires appellent les familles dont les enfants ont présenté des symptômes graves à conserver les boîtes de lait incriminées dans un lieu sécurisé. Elles les invitent également à effectuer un signalement sur la plateforme officielle Signal Conso, gérée par la DGCCRF, en mentionnant la marque et le numéro de lot. Les produits pourront être récupérés pour analyses si nécessaire.
Une crise sanitaire depuis mi-décembre
L’affaire des laits infantiles contaminés s’inscrit dans une série de rappels entamée à la mi-décembre. Nestlé a d’abord retiré des dizaines de lots distribués dans une soixantaine de pays en raison de la présence potentielle de céréulide. D’autres industriels majeurs du secteur Danone, Lactalis ainsi que des acteurs plus modestes ont ensuite procédé à des rappels similaires sur un marché en forte croissance.
Début février, les autorités européennes ont abaissé les seuils tolérés de céréulide, déclenchant une nouvelle vague de retraits préventifs.
Actions en justice et inquiétude internationale
L’ONG Foodwatch et plusieurs familles ont engagé des poursuites contre l’État et les fabricants, estimant que les rappels et l’information du public ont été tardifs.
À ce jour, la France demeure le seul pays européen à avoir enregistré des décès après la consommation avérée de laits concernés. D’autres États, notamment le Royaume-Uni, ont signalé plusieurs hospitalisations une trentaine selon les autorités locales sans qu’un lien de cause à effet n’ait été établi.
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