Selon les autorités provinciales, huit drones chargés d’explosifs ont été lancés entre le 31 janvier et le 1er février en direction de l’aéroport, situé à environ 17 kilomètres du centre-ville. Tous les engins ont été interceptés avant d’atteindre leur cible et aucun dégât ni blessé n’a été signalé.
Dans un message publié sur le réseau social X, le chef de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a revendiqué l’opération, affirmant qu’elle visait à démontrer la capacité du mouvement à frapper les infrastructures militaires congolaises. Il a déclaré que la « supériorité aérienne » des Forces armées de la RDC était « brisée » et a menacé de viser toute plateforme utilisée pour des opérations aériennes contre les zones contrôlées par la rébellion.
L’AFC/M23 affirme que l’aéroport de Kisangani servirait de centre de commandement pour des drones militaires congolais. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et les autorités congolaises n’ont pas réagi dans l’immédiat.
Kisangani se situe à plus de 700 kilomètres des principaux fronts du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où l’AFC/M23 contrôle de vastes territoires depuis 2022, après avoir notamment pris les villes de Goma et Bukavu lors d’une offensive l’an dernier. L’attaque marque une extension géographique notable du conflit.
La revendication intervient dans un contexte diplomatique sensible, au lendemain de discussions tenues à Doha entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, sous médiation qatarie, ayant abouti à un accord de principe pour le déploiement d’observateurs de l’ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu.
Le conflit dans l’est de la RDC a déplacé plusieurs millions de personnes et continue de susciter l’inquiétude de la communauté internationale.
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