Au cœur de la polémique figurent des échanges de courriels datant de 2010, récemment rendus publics. Dans l’un de ces messages, un individu identifié comme Mark Lloyd évoque l’organisation d’un dîner en l’honneur de Jacob Zuma, alors chef de l’État sud-africain. L’événement aurait dû se tenir dans un hôtel, avec la présence suggérée d’une prétendue mannequin russe, présentée comme susceptible « d’ajouter du glamour » à la soirée, une idée attribuée à Jeffrey Epstein.
Trois jours plus tard, d’autres courriels mentionnent une rencontre présumée, décrivant l’enthousiasme des convives et qualifiant Jacob Zuma d’« impressionnant et captivant ». Aucun élément tangible ne confirme toutefois une interaction directe entre l’ancien président et Epstein, ni la tenue effective de cet événement.
Face à l’ampleur médiatique de ces documents, la Fondation Jacob Zuma est sortie de son silence. Son porte-parole, Mzwanele Manyi, a fermement nié toute relation, directe ou indirecte, entre Jacob Zuma et Jeffrey Epstein. Il a dénoncé une tentative de porter atteinte à la réputation de l’ancien président en l’associant à des crimes « qui ne le concernent en aucune manière ».
La fondation fustige ce qu’elle considère comme des spéculations infondées et affirme refuser de se prêter à des récits « présentés comme du journalisme d’investigation ». Selon ses responsables, la publication de ces courriels s’inscrit dans une logique de sensationnalisme plutôt que dans une démarche factuelle rigoureuse. Pour la Fondation Jacob Zuma, le dossier est clos.
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