Selon cette étude, 61 conflits ont été recensés dans 36 pays en 2024, certains États étant confrontés à plusieurs conflits en parallèle. En comparaison, l’année précédente comptait 59 conflits dans 34 pays.
« Ce n’est pas un simple pic conjoncturel, mais un bouleversement structurel. Le monde est aujourd’hui bien plus fragmenté et violent qu’il ne l’était il y a dix ans », analyse Siri Aas Rustad, principale autrice du rapport, qui couvre la période de 1946 à 2024.
L’Afrique en première ligne
Le continent africain demeure la région la plus affectée, avec 28 conflits étatiques (impliquant au moins un État), suivi de l’Asie (17), du Moyen-Orient (10), de l’Europe (3) et des Amériques (2). Plus de la moitié des pays concernés sont confrontés à au moins deux conflits simultanés.
Le nombre de morts liés aux combats est resté relativement stable par rapport à 2023, avec environ 129 000 victimes, faisant de 2024 la quatrième année la plus meurtrière depuis la fin de la Guerre froide en 1989. Les conflits en Ukraine, à Gaza et dans la région éthiopienne du Tigré ont largement contribué à ce bilan.
L’alerte face à un retrait américain
Siri Aas Rustad met en garde contre les conséquences d’un isolement des grandes puissances :
« Ce n’est pas le moment pour les États-Unis, ni pour aucune autre puissance mondiale, de se replier sur elle-même. Face à l’escalade de la violence, l’isolationnisme serait une erreur aux répercussions humaines durables. »
Elle évoque notamment la doctrine « America First » prônée par Donald Trump, aujourd’hui revenu à la Maison Blanche :
« Penser que le monde peut se détourner de ces crises est une illusion. Renoncer à la solidarité internationale reviendrait à abandonner la stabilité que les États-Unis ont eux-mêmes contribué à instaurer après 1945. »
L’étude s’appuie sur des données collectées par l’université suédoise d’Uppsala, spécialisée dans l’analyse des conflits.
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